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Roland Hureaux l'interview la plus intéressante des candidats lotois...


Elle fut obtenue dans les dernières minutes mais mérite l'attention......




Je n'ai jamais cru en la victoire de Roland Hureaux en 2014... (je ne le connaissais pas plus que les autres candidats) Mais ce n'est pas pour cela qu'elle était impossible ! J'ai même imaginé "l'unique scénario" pouvant permettre le défaîte du maire sortant, faute d'union des démocrates lotois contre le système Miquel...
D'un point de vue littéraire et politique, monsieur Hureaux a plus que répondu à mes attentes...



Le 25 février 2014, à 12 heures 07, j’obtenais enfin la bonne adresse mail du candidat :

Bonjour Stéphane Ternoise,

Il paraît que vous m’avez envoyé des questions écrites sur la campagne.

Je ne crois pas les avoir reçues.

Dès que je les ai, je vous répondrai.

Amitiés.

Roland

Extraits (début) de la belle et longue interview :

- Pour passer du RPR à l’UMP, vous n’avez pas utilisé la route la plus courte, en adhérant au RPF de Charles Pasqua, puis au Pôle républicain de Jean-Pierre Chevènement puis Debout la République de Nicolas Dupont-Aignan.
Quelle continuité ou quelle évolution a guidé ces engagements ?
– D’abord la fidélité à « une certaine idée de la France », de la politique, de l’homme, dont le général de Gaulle fut le dernier avatar, mais non le seul.
C’est un parcours assez classique qui s’apparente à celui de Jean Charbonnel, ancien maire de Brive.
L’adhésion à l’UMP ne se situe pas au premier abord dans cette ligne, mais l’état dans lequel se trouve ce parti aujourd’hui le rend très ouvert aux sensibilités les plus variées.
D’autre part, je ne vois pas d’avenir à notre pays hors d’une profonde rénovation de ce courant. Les socialistes sont devenus fous ; le FN est ce qu’il est.

- Les programmes sont presque connus... Quels points essentiels vous distinguent le plus de celui de Jean-Marc Vayssouze-Faure ?
- Beaucoup de choses me distinguent de Vayssouze-Faure et de son patron Miquel qui est mon vrai adversaire.
D’abord une beaucoup plus grande volonté de réduire la pression fiscale. Il dit qu’il ne l’augmentera pas, mais ça ne suffit plus.
Ensuite une vision de la ville, dans son passé et dans son avenir, dont je n’ai pas le sentiment qu’il l’ait. Ce garçon navigue au jour le jour et son programme est un catalogue hétéroclite.
Nous affichons tous les deux la volonté d’attirer à Cahors des entreprises et des unités universitaires mais je ne crois pas qu’il en ait la capacité. Comment ferait-il puisque il ne connaît rien du vaste monde ?
Il dit quel va rénover le centre ancien en 6 ans. C’est en effet une priorité. Mais 6 ans, c’est une plaisanterie pour un tel chantier ; j’ai peur quel fasse cela au rabais (comme l’affreux revêtement des rues en gravillons qu’il est en train d’appliquer à l’accéléré dans les Badernes). Il faut au moins un plan de 20 ans auquel nous essayerons d’intéresser le monde entier (Fondations etc.).
Enfin, je ne pense pas qu’il ait pris la mesure de l’importance de la culture dans la mise en valeur d’une ville comme Cahors.

- En 2008, Marc Lecuru avait été sévèrement battu par Jean-Marc Vayssouze-Faure. Qu’est-ce qui vous distingue du candidat de droite d’alors ?
- D’abord ce monsieur a été élu maire sans jamais faire campagne et donc sans connaître véritablement la population de Cahors alors que moi, j’avais fait au contraire des campagnes de terrain très approfondies.
Mais Lecuru était-il vraiment de droite ?
Il n’avait pas en tous les cas cette sensibilité libérale, fondamentale à droite, qui veut que tout pouvoir doit savoir restreindre sa sphère pour respecter celle des citoyens, et donc ne pas augmenter les impôts de manière déraisonnable.

- Vous avez présenté des chiffres contestés, issus d’un site édité par Benchmark Group, journaldunet.com, également propriétaire de Copainsdavant.com, Journaldesfemmes.com ou Linternaute.com. Avez-vous depuis utilisé des documents officiels, incontestables, dans ce débat de chiffres ?
- Ces chiffres ont été contestés par la municipalité en place qui se voile la face sur la poche de chômage exceptionnellement élevé que constitue Cahors. J’ai utilisé aussi les chiffes de l’INSEE, du Pôle emploi etc. Le Journal du Net est une banque de données qui ne fait que reprendre les chiffres officiels. Il y a une fiche sur chacune des 36 000 communes de France : pourquoi voudriez-vous qu’il invente ceux de Cahors ? En outre M.Vayssouze va répétant que mes chiffres sont fantaisistes mais sans jamais, jamais dire lesquels ni ce que sont les vrais chiffres. Et pour cause ! Il se dit satisfait à 80 %. Il faudrait qu’il regarde en face la réalité de la vie des Cadurciens dont un quart rame pour trouver du travail ou plus de travail.

- En 2004, Gérard Miquel présentait son directeur de Cabinet, Jean-Marc Vayssouze.
En 2008, Jean-Marc Vayssouze-Faure était candidat à la mairie de Cahors.
Que pensez-vous de cette évolution du nom ?
- Ne lui faisons pas un mauvais procès. Je m’intéresse à l’onomastique. Il existe dès la fin du XIXe siècle des Vayssouze-Faure dans la région de Figeac. Je suppose qu’il se rattache à cette lignée.

- En 2004, Gérard Miquel présentait Jean-Marc Vayssouze comme « un fidèle qui connaît bien le Lot. »
En 2014, pensez-vous qu’élu maire, Jean-Marc Vayssouze-Faure serait candidat à la présidence du Grand-Cahors ou s’effacerait devant Gérard Miquel maire de Saint Cirq Lapopie ?
- Je n’exclus pas en effet qu’il ait à s’effacer devant Gérard Miquel qui est un homme de pouvoir et qui, n’ayant plus le Conseil général, se contentera difficilement de la mairie de Saint-Cirq-Lapopie. Avec quelles compensations, je ne sais. Or je ne crois pas que les Cadurciens veuillent être dirigés par Miquel.

- Vous semblez ne pas aimer les socialistes en général... quels sont vos plus grands reproches ? Pensez-vous réellement que Gérard Miquel, Martin Malvy et Jean-Michel Baylet puissent être, historiquement, considérés de gauche ?
- Oui, ils sont des hommes typiquement de gauche si vous vous référez à ce qu’est la vraie gauche, c’est-à-dire l’imposture. Ça n’a pas toujours été le cas : Guy Mollet a fait par exemple de grandes réformes sociales. Mais aujourd’hui la gauche est une machine à tromper le peuple : on lui promet plus de justice sociale et on fait, au contraire, le politique du grand capital international, en acceptant sans rechigner les contraintes qu’il nous impose : mondialisation, Europe ultralibérale, statu quo bancaire etc. Pour se donner un visage progressiste, cette gauche se rabat sur le sociétal : une philosophie libertaire intrinsèquement destructrice de famille, de l’école, de la justice, de tout en fait etc. Comme je l’ai écrit dans Le Figaro il n’y a pas longtemps, la gauche à laquelle nous avons affaire aujourd’hui est beaucoup plus dangereuse que celle du programme commun de 1981.
Je ne sais pas quelles sont les origines de Baylet et Miquel, mais Malvy a une prestigieuse généalogie derrière lui. Certes, un de ses ancêtres était à la Convention. Mais un autre a fait massacrer 15 000 ouvriers dans les rues de Paris en juin 1848, un autre encore était impliqué de près dans la condamnation de Dreyfus. C’est un étonnant héritage pour un homme de gauche. Mais ça ne prouve pas qu’il ne soit pas de gauche puisque, je vous le répète, l’essence de la gauche, d’une certaine gauche au moins, c’est l’imposture.





municipales 2014





Publié dans Cahors, municipales 2014 : un enjeu départemental majeur. Toujours le plus juste des documents sur la scène politique lotoise.


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Qui a écrit cet article ? Ternoise


Le 17 01 2015 à 18 : 04


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